dimanche 2 juillet 2017

Miel de Chêne ?

Alors que rien ne retient l'attention sur certains chênes, notamment le chêne Tauzin (ou chêne des Pyrénées au feuillage marescent), typique de la façade atlantique, dès que les fortes chaleurs s'installent, les abeilles, elles, savent qu'il y a quelque chose à butiner !

Après une petite séance photo, et bien,...je ne vois toujours pas ce qu'elles butinent ! Ce ne sont pas des pucerons qui seraient la source d'un excellent miellat pour faire un miel de chêne, mais surement une exsudation à la base des jeunes fruits...

Ces tout jeunes glands ont l'air très appétissant !

Et ils attisent également la gourmandise de nombreux insectes...
Le chêne émet un joyeux bourdonnement...


Ce sera donc la surprise pour la récolte prévue semaine prochaine ! Le miel de chêne est très aromatique et est l'un des plus riches en oligoéléments...

A suivre...

mercredi 28 juin 2017

Miellée sur les fleurs de ronce

Courant juin, les ronces communes (rubus fruticosus) sont en fleur et font le bonheur des pollinisateurs de tout poils comme les abeilles bien sûr...

Abeille mellifère sur fleur de ronce commune
Mais aussi d'autres abeilles comme celle-ci faisant partie de la famille des halictes (abeille solitaire, voir le lien sur l'histoire de parasitisme entre l'halicte et la mouche qui profitera de son miel, ça ne se fait pas ça  ! 😊)




Quand les populations de ronce sont assez denses, cela peut donner un miel monofloral de ronce, peu courant, produit notamment dans les Landes et les massifs de moyenne montagne (j'ai pu goûter celui d'un producteur de Lanne en Barétous dans les Pyrénées atlantiques). C'est un miel à la belle teinte roussâtre, aromatique et persistant en bouche....

Pot déjà furieusement entamé :-)


lundi 15 mai 2017

Stop à l'essaimage !

Visite le 5 mai avec découverte dans toutes les ruches 10 cadres du remake de la grande évasion ! Profusion de cellules royales, superbes, la plupart déjà operculées....

C'est évidemment très fâcheux alors que les miellées sont en cours et que l'actionnaire a fixé  des objectifs très ambitieux !

Bâtisse sauvage retrouvée entre deux cadres, sur le fond de la ruche
Cette bâtisse retrouvée sur le fond d'une ruche, entre deux cadres, illustre d'une part le dynamisme ambiant et ce que l'on retrouve un peu partout : des cellules royales (ici au nombre de 3) à la forme allongées sur le haut de la bâtisse, puis des cellules de mâles, à l'opercule bombé en cire claire.



Autre ruche, autres cellules royales, mais celles-ci sont déjà écloses !

L'évasion a réussi, avec l'essaimage, il est inutile d'ambitionner une récolte pour cette ruche cette année. C'est donc le travail d'un an qui est parti pour ainsi dire par les airs (l'élevage de l'année précédente avec une nouvelle reine, le nourrissement de l'automne, le traitement anti-varroa, l'hivernage, le nourrissement printanier, la prévention de l'essaimage avec le remplacement d'un cadre...).

Que faire pour les 3 autres ruches dont les cellules ne sont pas encore écloses ? Surtout ne pas perdre de temps !! Mais avant destruction de TOUTES les cellules, s'assurer soit de voir en 1 que la reine est encore là et qu'il n'y a donc pas eu déjà essaimage (l'essaim part en efffet avant éclosion des nouvelles reines) ou en 2 qu'il y a encore des oeufs, ce qui permettra à la ruche de refaire des cellules royales si le point 1 n'a pas pu être vérifié. Sinon c'est grave docteur ? Et bien oui, sans reine dans la ruche et après avoir joyeusement détruit toutes les cellules royales, c'est donner le pouvoir aux ouvrières... Ce bouleversement un peu forcé de l'ordre social mène inéluctablement à la fin de la colonie qui devient "bourdonneuse".

La condition numéro 2 étant vérifiée dans les 3 ruches, je procède à la destruction de toutes les cellules par une inspection minutieuse de tous les cadres, je supprime par la même occasion le couvain mâle, méthode qui a déjà fait ses preuves (dans ce blog) pour calmer durablement l'envie d'essaimage. J'en déduis que la présence de ce couvain est  une condition associée au bon déroulement de l'essaimage et à la fécondation des nouvelles reines. Sans ce couvain, la colonie n'a plus son équilibre la conduisant vers l'essaimage...

Le rucher, avec de nouvelles hausses posées, il reste encore la bourdaine, le tilleul notamment

15 mai. Contrôle des ruches avec toutes les hausses remplies à 90 % (la fin de l'acacia a été meilleure que prévu ☺), il n'y a pas eu essaimage ! et les relances d'élevage de cellule royales sont inexistantes ou faibles, je ne constate sur une ruche que quelques amorces de cellule, sans plus. Elles seront détruites à nouveau.

Cela permet de poser les secondes hausses plus sereinement, l'actionnaire peut être content, le rendement du capital semble bien parti !


vendredi 5 mai 2017

Miellée de l'acacia 2017 très modeste

La forêt revêt sa robe de mariée...
Un mois d'avril historiquement sec avec une première partie plutot douce puis la seconde quinzaine d'avril bien inférieure aux normales de saison avec plusieurs jours de gelée significative sur la Gironde (-5°C) ce qui ne sera  pas sans impact sur la récolte viticole.

Et si ce ne sont pas les abeilles qui en profiteront, en beignet ces fleurs seront délicieuses !
Mais revenons au produit infiniment plus sain qu'est le miel : l'acacia a été très précoce en fleurissant le 22 avril sur la commune, soit avec une dizaine de jours d'avance. Cela a correspondu exactement avec la période fraîche et ventée...

aperçu météo sur la fin de période de fleuraison, un peu plus chaude que le début
...amenant à une production très modeste de deux hausses environ pour quatre ruches en production. Les cours vont monter !

La suite des miellées pourrait être assurée avec la bourdaine, arbuste discret de nos sous-bois et haies de la commune s'épanouissant dans des milieux très humides. Les fleurs, très discrètes, sont petites, vertes et situées à l'aisselle des feuilles. La production de nectar peut être assez longue et régulière, de l'ordre d'un mois si les conditions météo sont favorables.
Une bourdaine bien discrète, arbuste de 1 à 5 m de haut....

Avec une fleur tout aussi discrète...
Pour en savoir plus sur cette plante, dont le fruit, très prisé des chevreuils notamment, contient un alcaloïde aux effets psychotropes, suivre ce lien. (Et oui, Bambi était un jeune toxico qui errait dans la forêt...). Quant au miel de bourdaine, je vous laisserai juge 😊

jeudi 16 février 2017

Journées de printemps...en plein hiver !

L'hiver 2016 2017  a été particulièrement rude en Aquitaine, même si c'est très relatif, plusieurs semaines avec des gelées pouvant atteindre -6 °C ! du jamais vu en quatre ans...

Ce premier record a valu la perte du mimosa qui avait été planté l'an dernier pour isoler un peu le rucher...Faudra attendre qu'il repousse !

Sur la gauche, le mimosa qui ne fleurira pas cette année ...

Ce qui n'empêche pas les plus gros mimosas de nous gratifier de leurs éclatants panaches,  pour le plus grand bonheur de nos avettes !
Ces quelques journées bien douces, avec 18 °C annoncés sur Bordeaux, sont l'occasion de prévenir de la famine les ruchettes, en leur donnant du Candy, pâte sucrée et protéinée. C'est le mois de mars, souvent frais, qui peut être fatal aux colonies ayant épuisé leur réserve.

Pain de Candy posé sur une ruchette
L'opération devrait être normalement neutre si l'hivernage a été bien préparé. Ce n'est pas le cas pour mes deux ruchettes. Je suis obligé de découvrir complètement les cadres afin d'y poser un couvre cadre percé permettant aux abeilles d'aller prélever le Candy dont j'aurai préalablement percé le sac. Les autres ruches ont déjà ce couvre cadre prêt et si besoin, il suffira de poser le pain de Candy sur l'ouverture du couvre cadre, actuellement occulté par une petite plaquette de bois... Pour l'heure, les ruches ont un poids encore significatif qui ne semble pas traduire un épuisement des réserves.

Le rucher, avec les "muselières" anti frelon encore en place... Elles ont été retirées juste après !
Le constat pour les deux ruchettes est contrasté : l'une est bien dynamique et peuplée, à l'inverse de l'autre. Peut-être un début de famine, la population me semble faible pour revenir à un niveau correct pour la saison, à suivre...

Butinage sur les bruyères...
Et c'est la fête dans les premières floraisons du quartiers, les massifs de bruyères, les mimosas ou les lauriers thym émettent un joyeux bourdonnement, c'est le lent éveil des colonies après des mois passés dans la ruche.

La visite de printemps, démarrage de la saison apicole 2017, sera pour la première quinzaine d'avril ou fin mars, tout dépendra de mars, mois de tous les dangers.


lundi 25 juillet 2016

La Scolie des jardins



Et voici la plus grosse guêpe d'Europe, ou presque, avec ses 4 cm de longueurs et 10 cm d'envergure, de quoi faire passer les frelons asiatiques ou européens pour de gentils petits garnements. Mais l'apparence est trompeuse, car derrière de telles mensurations se cache un hyménoptère assez pataud et inoffensif pour l'homme. 

Scolie des jardins...maritimes, ici sur un panicaut....
Pourquoi parler de cette énorme bestiole sur ce blog ? C'est que l'imposante s'est invitée aux alentours du rucher il y a un mois et que j'ai eu l'occasion de croiser à nouveau la bête en bord de mer ! Spectacle assuré. C'est le genre de bestiole qui pourrait vous vider une plage :-)

Détail des ailes de Megascolia maculata
Cette rareté à observer se reproduit essentiellement dans une larve de coléoptère, elle aussi une autre rareté. Il s'agit de la larve de Rhinocéros (Oryctes)... J'en vois déjà certains qui penseront à un abus de substances illicites de la part du blogger, mais que nenni ! Toujours est-il qu'observer cet insecte est toujours une chance et un beau spectacle !

David contre Goliath
Cette dernière photo prise non loin du rucher montre de manière un peu arrangée, il est vrai, notre scolie des jardins face à une autre star des coléoptères, le lucane capricorne ou Cerf-volant (Lucanus cervus). Son abondance a été remarquable cette année, avec pendant plus de deux mois, deux à cinq mâles venant tourner le soir au-dessus de nos têtes. C'est également un autre cadeau de la nature, quand l'on sait que le coléoptère peut avoir un cycle de 3 à 6 ans à l'état larvaire avant un fugace mois de vol pour se reproduire.


mercredi 25 mai 2016

Acacia 2016 : une miellée très médiocre...

La floraison a été retardée d'une bonne dizaine de jours par rapport aux années précédentes suite à un mois de mars et avril plutôt frais. C'est donc le 8 - 9 mai que la floraison des acacias a commencé... Et la météo n'a pas été folichonne !


En clair, des températures fraîches, du vent et pas mal d'averses...

C'est également la première année sur 3 que les premières hausses sont posées juste pour l'acacia. Pour mémoire, l'an passé, près de deux hausses étaient déjà remplies...


Fin de miellée vers le 21 mai, avec seulement 1 hausse trois quarts de remplies.
Maintenant, il faut suivre les miellées suivantes comme celles de la bourdaine,  le tilleul... Toujours pour mémoire, l'an passé, la chaleur devenant significative après l'acacia, les miellées suivantes n'ont pas eu lieu. Pour l'instant, la chaleur semble fort lointaine...

Petites miellées...la faute aux aléas naturels mais aussi parfois à un environnement portant atteinte à la santé de nos abeilles. D'ailleurs, cela ne vous a pas échappé, BAYER a proposé à MONSANTO un rapprochement pour surement mieux prendre en compte ce problème ... 62 milliards de dollars, ou en mode Excel : 62 000 000 000 dollars. De là à imaginer qu'avec autant d'argent il y en a un tout petit peu pour faire du lobbying ? sans aucun rapport avec le vote négatif du sénat français pour interdire les néonicotinoïdes d'ici 2020... c'est navrant.

Pour connaître la position de vos sénateurs, photos à l'appui, suivre le lien suivant : http://reponses.agirpourlenvironnement.org/neonicotinoides-senateurs/
"Le 12 Mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dits « tueurs d’abeilles »."