mardi 25 février 2014

Eveil !

Hiver trop doux et définitivement humide, nous aspirons tous aux beaux jours qui étaient jusqu'à cette semaine un vieux souvenir !
Mais d'un coup, les premiers signes apparaissent :-), quelques photos prises aux alentours du rucher valent mieux que de longs discours....


Le pommier du Japon a beaucoup de succès, visiblement pour le pollen


et comme la saison recommence, c'est l'occasion de se goinfrer !


Le printemps n'est pas encore là, mais le départ massif des grues cendrées marque la fin de la mauvaise saison... Nous avons pu observer ce jour là des milliers d'individus en bandes régulières ou tournoyantes pour rassembler les quelques retardataires.

Pendant ce temps, plus bas, les abeilles continuent le festin, ici sur un prunus

A remarquer que les abeilles se spécialisent dans une fleur : la boule de pollen n'a pas la même couleur, et toutes les abeilles vues sur le prunus auront des boules de pollen identiques

Enfin, ce festival ne saurait être complet sans signaler les mimosas qui sont en pleine floraison !

Voilà, le pollen et le nectar commence à rentrer à flot : c'est ce qu'il faut pour préparer les "abeilles d'été", la ponte de ces jours-ci fera les butineuses de début avril, juste avant la première miellée...
D'ici là nous ne pouvons qu'espérer que l'hiver n'arrive pas enfin !


mardi 15 octobre 2013

Visite du Sphinx Tête de Mort

Le piège à frelon, mélange de sucre et d'alcool constitue également un appât intéressant pour les papillons nocturnes, certains ne réagissant qu'à la "miellée".

J'ai pu donc observer quelques lichénées sur la ruche et le plus grand sphinx de notre faune : Acherontia atropos dit le sphinx tête de mort.

La miellée n'explique pas tout, c'est avant tout un grand amateur ... de miel ! Voyez l'arsenal de combat qu'il a développé pour pénétrer dans la ruche et se gaver tant et plus :

- son thorax reprend les couleurs de l'abeille et ressemble à une tête de mort (ce qui lui donne son nom), ainsi que l'abdomen qui en reprend l'aspect zébré.
- il émet des phéromones qui le rend indétectable par les abeilles : un leurre chimique !
- il émet à la perfection les sons de la reine !
- et un outil adapté pour perforer les opercules : une trompe très courte mais solide...

Les ailes refermées, le sphinx est presque indétectable sur les feuilles mortes, son camouflage est dit cryptique.

Pour vivre l'intrusion fantastique d'un sphinx dans une ruche, je vous conseille vivement de voir ce film (à la minute 2:30) : http://www.ruche-apiculture.com/videos/videos/abeilles/documentaire-abeille-1-5.html

vendredi 11 octobre 2013

Comportement de chasse du frelon asiatique

On pourrait penser que le frelon vient face à la ruche et se sert sur la planche de vol, ce qu'il fait effectivement quand le temps se fait plus frais ou pluvieux. Mais son attitude principale est de rester dos à la ruche, avec parfois une énorme "barbe d'abeilles" derrière lui, et attend en vol stationnaire que les butineuses reviennent.


le vol stationnaire du frelon

C'est peut être ce que l'on ferait de mieux si nous étions des frelons : d'une part l'abeille ralentit significativement avant d'entrer dans la ruche, d'autre part elle rentre avec la récolte, même si on peut douter que ce soit le plus intéressant pour le frelon, amateur de protéine animale.


Attitude et placement par rapport à la ruche


Essai de capture d'une abeille
 
A noter qu'il est très jaloux de son espace de chasse et expulse immédiatement tout autre frelon asiatique ou non qui volerait un peu trop près (moins de 10 cm).

mardi 8 octobre 2013

Api hours !

Et oui, c'est Api hours toute la journée pour nos frelons, rien de tel qu'une petite sortie en boite et martini bière sirop cassis à gogo !!


Et les filles c'est dingue de chez dingue, on saute, on se marche dessus et wahouuuuuu !


Ce genre de soirée est fréquentée autant par le frelon asiatique que notre frelon européen. Certes il est local, mais il ne tournait pas autour des ruches avec une auréole sur la tête !

La boite de nuit, pour ceux et celles qui sont intéressés, se trouve sous la planche de vol de la ruche la plus peuplée...

vendredi 4 octobre 2013

Le frelon asiatique attaque !

Discrètement réapparu en mars avril avec les fondatrices en recherche de nid, puis disparu jusque début juillet, il revient en force sur la fin août. De 2 à 3 individus devant les ruches fin juillet, on passe à une 15aine de frelons fin août...
 

La technique de chasse est remarquable et très efficace (j'y reviens en video sur un prochain article) et une ruche faible encaisse durement un prélèvement continu de ses ouvrières !
 

Dès que le temps est un peu plus froid ou humide et que l'abeille est moins présente sur la planche de vol, le frelon n'hésite pas à venir faire son marché....
 
 
Le dispositif anti frelon doit donc être déployé : grillage à poule en 13mm et piège classique à base de martini blanc, bière et sirop de cassis.

Le grillage est utilisé depuis l'année dernière au rucher de Cestas avec un certain succès : aucune perte à déplorer malgré une pression automnale du frelon assez marquée l'année dernière.
Si le frelon reste à l'extérieur et plus sur la planche de vol, les abeilles ont quelques difficultés à sortir et à rentrer ! Cela entrave fortement l'activité de récolte de pollen et nectar, et rend plus vulnérable l'abeille au retour, mais comme l'activité est moindre, il y a moins de victimes...

Il faudrait essayer un grillage de 25 mm qui devrait autoriser une plus grande liberté à l'abeille et empêcherait toujours le frelon de faire son marché sur la planche de vol.

dimanche 29 septembre 2013

A moi la garde !

Voilà, l'été est passé et ses miellées avec lui, les ressources se font plus rares, les jours commencent à diminuer...
 
Photo : le comité d'accueil sur la planche de vol, pas moyen de passer sans montrer ses papiers !

Le trésor amassé durant ces mois de labeur doit permettre à la colonie de passer l'hiver : de longs mois sans sortir et une nature en veille.

Tous les coups sont bons pour compléter des ressources insuffisantes, notamment le pillage ! Le rôle des gardiennes devient prépondérant et ne rentre pas dans la ruche qui veut !

cette petite vidéo montre le contrôle olfactif que font les gardiennent avec leurs antennes : contrôles biométriques très évolués !

jeudi 26 septembre 2013

Putsch raté : la colonie va mourir !

 
Le constat est sans appel : peu de ponte, lacunaire et exclusivement de faux bourdons, reconnaissable à une operculation bombée des cellules.

Cela signifie qu'il n'y a pas de reine et que les ouvrières restantes se mettent à pondre un peu par désespoir et manque de régulation hormonale de la part d'une reine inexistante. La différence entre l'ouvrière et la reine est que cette dernière a une spermathèque : l'abeille a un système de reproduction haplodiploide (comme la fourmi ou les guêpes).

Kesako ? C'est la fécondation par le spermatozoide qui déterminera le sexe : un ovule fécondée et ce sera une femelle avec le double de paires de chromosomes (diploide) par rapport à un mâle issu d'un ovule non fécondé (haploide).

L'ouvrière incapable de féconder ses ovules ne peut donc faire que des mâles, bonjour la parité ! et un mâle, ça bouffe et ça ne travaille pas...


Etant donné que ce raté survient fin août, il n'y a pas de solution pour sauver cette colonie devenue bourdonneuse. Avec deux ruches seulement dans le rucher, pas de reine de rechange en attente, il serait trop long de tenter un remérage naturel en introduisant un cadre de couvain par exemple après avoir viré les putshistes...

Elle mourra donc inévitablement cet hiver, elle ne sera donc pas la victime directe des frelons asiatiques (notamment) qui sont apparus timidement mi juillet et explosent littéralement en cette fin août !