lundi 8 septembre 2014

... et reprise de la ponte !

ça devait être le tube de l'été dans les ruches "Je coupe la ponte.... et je remets la ponte !".

D'une quasi totale absence de couvain observée le 25 août, chaque ruche repasse à environ deux ou trois cadres de couvain, déjà operculé en majorité, avec également des oeufs et larves à tous les stades.

Le phénomène était finalement des plus naturels, même s'il était spectaculaire. En l'absence de ressources dans l'environnement en août, les colonies avaient cessé l'élevage de couvain. C'était donc une parfaite réponse à ce que n'offrait pas la nature et cela évitait d'épuiser inutilement les réserves de la colonie.
Un des signes extérieurs manifeste de l'inactivité des abeilles était la formation de grappe alors même qu'il ne faisait pas chaud. Depuis ces amas d'abeilles ont disparu et la rentrée de pollen  a repris  à bon rythme. 

des abeilles bien oisives...

Cet arrêt de la ponte a coincidé au moment où les traitements contre l'acarien "varroa" devait être effectué (soit après le prélèvement des hausses). Il n'en n'a été que plus efficace, rien n'échappant à l'acaricide dégagé par les lanières placées à cet effet dans la ruche.

un des médicaments possibles : l'apivar. Ici deux "lanières" plastiques, diffuseur du médicament, qui seront insérées entre les cadres de la ruche.

L'autre observation intéressante est que l'emplacement des cadres de couvain se trouve identique pour les 5 ruches, soit du côté recevant le plus de soleil direct (dans notre cas, c'est l'ouest). Cela préfigure l'emplacement de la future grappe hivernale.

L'inconnu à ce stade est de savoir si l'interruption de ponte n'a pas été trop radicale et si les colonies pourront générer assez d'abeilles d'hiver pour la mauvaise saison (elles n'ont pas tout à fait la même morphologie que les abeilles d'été avec notamment un corps gras plus développé et vivent plus longtemps, soit six mois versus un seul pour les estivantes !).


vendredi 5 septembre 2014

Blocage complet de la ponte !

Alors que les hausses étaient retirées fin juillet, j'installais le dispositif antifrelon début août et remettait une hausse sur la ruche la plus vigoureuse ainsi qu'une grille à propolis. Le mois d'août est propice au miel de calune dans la région, alors pourquoi ne pas tenter ?

et voici le rucher version poulailler...


De retour fin août, l'observation est la suivante :

- la hausse est totalement vide : ce qui présume d'une pénurie de ressources dans le secteur
- la grille à propolis n'a pas été colmatée
- il n'y a presque plus aucun couvain dans l'ensemble des ruches, ni ponte observée ! Une reine est aperçue.

Vu comme ça, le rucher est condamné à mourir.

Que s'est il passé ?
- une pénurie marquée a provoqué l'arrêt de la ponte (après récolte j'avais procédé à un nourrissage unique d'un 1/2 litre par ruche)
- une pression accrue des frelons entravant fortement l'activité des abeilles, renforçant le premier effet.
- un facteur d'intoxication ? mais rien ne permet objectivement d'évoquer ce facteur.

Le traitement :
- deux nourrissements en l'espace de 10 jours, avec un sirop dilué à 40% (plus concentré donc)

Observation le 4 septembre d'une rentrée de pollen régulière sur certaines ruches, c'est un signe de reprise de ponte. Le prochain contrôle me dira si cette reprise est suffisante pour préparer l'hiver...

vendredi 18 juillet 2014

Quelle chaleur, la BARBE !

Avec des températures de 20 °C dès le matin et 37°C en journée, c'est la première pointe de chaleur 2014. 
Les abeilles doivent comme nous composer avec la chaleur et la fonction de climatisation ne fonctionne pas toujours. Alors les abeilles prennent le frais, tout relatif, en sortant de la ruche et font ce qu'en apiculture on appelle "la barbe".

Ici, c'est notre petite ruchette sans fond grillagé permettant une bonne aération. ça doit être l'étuve !


Pour les ruches mieux loties, type bbc, la ventilation classique avec ventileuses installées sur la planche de vol suffit (ici deux de ces ventileuses sont bien visibles au centre de la photo avec leur abdomen relevé). Les colonies rentrent pas mal de pollen jaune clair ce 18 juillet.


Et depuis le 1er juillet les frelons asiatiques ont fait leur réapparition. Actifs du matin au soir, j'en dénombre actuellement environ 5 pour l'ensemble des ruches, ce qui est encore très modeste avec ce qui sera observable courant août et septembre.

mercredi 18 juin 2014

Hécatombe au rucher !

Observation sinistre faite vers le 15 juin devant deux des ruches : un épais lit de cadavres d'abeilles.

Je ne sais pas exactement quand cette hécatombe a eu lieu, mais vraisemblablement la semaine précédente. Cela peut paraître surprenant, mais le sol étant sombre et les abeilles également, faute d'observation semaine dernière devant les ruches, le drame était passé inaperçu.


L'Hymne à la vie et à la nature a fait place à l'horreur. Le coupable est en toute vraisemblance un agent chimique. Sont elles allées plus loin que d'habitude sur les vignes ou sur les cultures de maïs ? ou tout simplement dans un jardin traité un peu trop violemment ou encore dans une flaque rafraîchissante devenue un concentré de pesticide ?


Et pourtant l'environnement local peut être qualifié de préservé. Mais cette mort qui touche les abeilles, parfois mystérieusement, a finalement frappé, même là. Nous sommes passés de ce que chacun sait sur les pesticides, fongicides, les néonicotinoïdes qui attaquent les systèmes nerveux à la vision réelle de leurs effets.

La zone de décès marquée en rouge

Ce qui est assez effrayant, c'est que ces supers produits se retrouvent dans notre alimentation. Les néonicotinoïdes ont souvent des effets sublétaux, ils rendent ainsi leurs effets moins visibles, de plus, certains sont rémanents au moins deux ans dans le sol, ce qui favorise les cocktails explosifs de divers de ces produits les rendant infiniment plus mortels.

Récemment les apiculteurs du Languedoc Roussillon pensant mettre leurs ruches dans un environnement montagnard considéré comme encore préservé  (les Pyrénées) ont dû faire face à des pertes massives. Lire l'article suivant.

L'abeille est la sentinelle de l'environnement.

Mais réjouissons nous, tous le monde pourra fêter les abeilles ce week end grâce aux Apidays dont le programme est sur ce lien. Vous y trouverez notamment une page super pédagogique et ludique, à faire en famille et un quizz vous permettra de gagner des produits de la ruche.


La mobilisation passe par la sensibilisation !



mardi 17 juin 2014

Un amour de Lucane Capricorne

C'est l'un des plus grands coléoptères de la faune française. Rapport avec le rucher ? aucun ! si ce n'est que c'est précisément en cette saison que les vols d'accouplement ont lieu. Visiblement, un des chênes en face du rucher est un haut lieu de rencontre, ce qui m'a permis de prendre cette photo au vol !


Alors que les abeilles cessent leur vol, c'est au tour des messieurs Lucane capricorne d'occuper l'espace aérien à le recherche de madame . Rien ne les perturbent, ni abeilles, ni chat, au grand dam de ces derniers. Les tentatives de jeu se soldant généralement par un long miaulement, si ce n'est comme ce soir par le tour du jardin au quadruple galop pour se débarrasser de la bestiole fermement accrochée à une patte !


Un peu plus tard, ça finira tout de même par barder dans cette nature où tout le monde bouffe tout le monde (Vous remarquerez, sauf les abeilles qui passent leur temps à produire, à féconder toutes sortes de végétaux et ravir tous les curieux qui veulent bien s'y intéresser) et les chauves souris entreront dans la danse, un peu funeste pour les Lucanes.

Ces superbes coléoptères font l'objet d'un suivi national lancé par l'OPIE (office pour les insectes et leur environnement). Une petite brochure intéressante est accessible sur la page du site (en cliquant sur le lien ci dessus) et l'on y apprend que la larve est saproxylophage ou encore comment ne pas confondre le Lucane Capricorne avec la petite biche ! Bref, ces petites bêtes ont la folie des grandeurs...


lundi 9 juin 2014

Récolte du miel d'acacia

Samedi 7 juin, récupération d'un extracteur et pose des chasses-abeilles sous les hausses devant être récupérées le lendemain. Le chasse abeille permet de laisser passer les abeilles dans un sens uniquement, de cette manière, la nuit, les abeilles redescendent dans le corps de ruche et le lendemain, la hausse est presque vide d'abeille : pratique pour la récolte !

dimanche matin, préparation pour le prélèvement des hausses.

Le lendemain dimanche, je constate que le chasse-abeille a eu l'effet inverse : toutes les abeilles sont restées dans les hausses et ventilent de façon nerveuse ! Toutes les butineuses sont à bloc et vont dire deux mots à celui qui leur a fait cette farce... A ce stade, je me dis que le fait d'avoir laisser les grilles à reine ont empêché un passage fluide des hausses vers les corps.

Je ne prélève que deux hausses operculées, de manière un peu mouvementée et 10 piqûres plus tard, je mets ce butin à l'abri dans le garage. 


Préparatifs de la miellerie dans le garage

Lundi matin, le dispositif est prêt : d'abord les hausses, puis le bac à désoperculer, puis l'extracteur avec le seau et passoire double filtre.

Vue de dessus d'une hausse


Le travail de désoperculation commence : il faut araser le cadre en alignement avec ses bords. Si des cellules restent operculées, un travail de finition sera fait avec une "fourchette"...


L'extracteur contient 9 cadres, soit l'équivalent d'une hausse. Ci-dessus sur la photo, le travail de centrifugeuse est bien visible, le miel est extrait des cadres désoperculés puis coule dans le seau visible en bas de photo tout en passant dans un double filtre inox.


Et voilà un premier bilan pour ce miel d'acacia : 25 kg sans compter le bac à désoperculer. Ce seront donc environ 28 kg pour cette première récolte.



Phase finale, le seau est transféré dans le maturateur et refiltré au passage par un micro-filtre en tissu. Le miel décantera dans le maturateur environ deux semaines le temps que les dernières impuretés remontent en surface et forment un légère écume. La mise en pot pourra alors avoir lieu.


dimanche 8 juin 2014

Nouvelle vague d'essaimages en ce début juin

Que l'on se rassure, elle ne concerne pas le rucher, pour l'instant !

c'était une semaine à courir après les essaims, dont certains difficile à récupérer, d'autres plutôt originaux...

Commençons par le difficile, en photo, c'est plus simple !


Trois soirs sous la toiture seront nécessaires... pour le laisser où il est ! La partie visible ci-dessous ne représente que la moitié alors que l'autre moitié se trouve derrière le mur de cheminée. C'est donc allongé à plat ventre sur la laine de verre que je vais chercher les abeilles à pleine poignée que je pose sur une toile plastique. Une fois l'essentiel récupéré de la sorte, je vide le contenu dans une ruchette et laisse le reste des abeilles rentrer tout seul.

L'essaim est au centre, au fond et le reste sur la droite derrière le mur de cheminée (non visible)

La première tentative était manifestement un échec, j'avais dû rater la reine dès le départ puisqu'au contrôle une heure après, je ne voyais que des abeilles désordonnées sur la planche de vol et aucun rappel et un bruissement plutôt nerveux.

La deuxième tentative semblait mieux partie puisque j'observais un début de rappel. Je laissais la ruche sur place pour laisser le temps aux nombreuses autres abeilles de rentrer. Deux jours plus tard, de retour pour la troisième fois sous la toiture, j'observais dépité que l'essaim était de nouveau à sa place. Soit j'avais encore raté la reine, soit l'essaim était infiniment mieux à son endroit... Nous laissons donc cette petite colonie faire sa ruche dans la toiture en question...

Et voilà justement ce qui se passe quand l'essaim s'installe : nous avons une ruche "sauvage".
Ici, c'est sous un regard pour eaux usées que l'essaim avait trouvé refuge. Quelques abeilles rentrant par le trou avec du pollen montraient clairement que c'était une ruche là-dessous.

ouverture du regard

Le soulèvement du regard révèle en effet une bonne densité de rayons, plein de miel dans leur partie supérieure. L'ensemble des rayons pendent dans le vide sur 40 cm environ et comblent entièrement l'ouverture.

L'intérieur du regard

C'est donc un enruchement particulier puisque je réintègre les rayons en les posant entre deux cadres de la ruchettes pour les maintenir verticaux tant bien que mal. Les pertes seront sûrement importantes mais la ponte ne connaîtra pas d'interruption.... si la reine s'en sort après ces transvasements !

Les rayons extraits avec du couvain bien visible (operculation brune)

Ce sera aussi l'occasion de goûter du miel en rayon avec la récupération du haut des rayon. Et tout le monde s'accordant sur la finesse du miel, mon loulou a jugé très bon "ce miel d'égout" !


Et pour finir, mon aide apicole en pleine action !